présentation Valprionde département du Lot


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église Saint-Antoine du Bourg de Valprionde
église Saint Félix de Saint Félix
église-chapelle à clocher-mur de St Aignan

- Le bourg et son église Saint-Antoine, sans clocher traditionnel mais avec une cloche visible et une grande croix ajoutée dans les années 2000. Le créateur de ses vitraux est inconnu. Je vous apporterai donc la réponse !
- Saint Félix et son église Saint Félix.
- Saint Aignan, "la troisième église", parfois considérée comme une chapelle...

 église  st antoine

L'église Saint-Antoine du bourg
Sanctus Antonius, au centre des trois vitraux du choeur, confirme ce nom...
Mais de quel saint Antoine s'agit-il ?

Saint Antoine de Padoue (1195-1231), prédicateur franciscain, docteur de l'Église, semble le plus connu, et le plus présent dans nos églises du Quercy, avec un enfant dans les bras.
Il aurait même inspiré, selon une légende lotoise non confirmée par monsieur Gérard Amigues, la chanson d'Yves duteil, maire de Précy-sur-Marne de 1989 à 2014, où il ne s'est pas représenté.

Antoine d’Agen ou de Lialores, ermite martyrisé par les Ariens, était plausible pour une paroisse longtemps dans le diocèse agenais...

Il s'agit, de manière peut-être surprenante, d'Antoine le Grand, Antoine d'Égypte, Antoine l'Ermite ou saint Antoine, fondateur de l'érémitisme chrétien, dont la vie nous serait connue par le récit d'Athanase d'Alexandrie, vers 360.
Notre Saint serait né vers 251 et mort vers 356... soit à l'âge de 105 ans, entre les bras de ses deux disciples, Macaire l'Ancien (ou Macaire d'Égypte) et Amathas.
Saint Antoine est fêté le 17 janvier.

 église stantoine stantoine

saint Antoine
église saint Antoine

  stantoine cochon ailleurs

St Antoine et "son" cochon... ailleurs
arbrecochon

De manière "surprenante", la forêt locale nous gratifie d'un "arbre cochon"...


Notre Antoine serait donc né en Égypte, à Côme (aujourd'hui Qeman, Fayyoum) dans une famille plutôt riche d'agriculteurs égyptiens, des fervents chrétiens.
Ses terres, dont il hérita à 18 ans en devenant orphelin, il les distribua rapidement aux pauvres, après avoir installé sa soeur, "officiellement" selon ses vœux, dans une communauté féminine comme « vierge consacrée. »
Et il devient "anachorète", dans un lieu isolé, près d'un de ses champs.
Vêtu d'une haire en crin, il partagea son temps entre la prière et le travail, auprès de la cabane d'un vieil ascète qui l'initie à la vie érémitique.
On ne connait personne à Valprionde s'en ayant inspiré. Tout espoir n'est peut-être perdu... demeure-t-il des familles plutôt riches d'agriculteurs ?... Ce n'est pas le cadre de ce site !...
Bref, il partagea son temps entre la prière et le travail, auprès de la cabane d'un vieil ascète... Peut-être une forme de gariotte !
Puis décida de renforcer sa retraite en partant vivre durant 13 ans dans le désert (le chapitre V de la Vie d’Antoine prétend qu'il ira jusqu'à s'enfermer dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne), fondant la communauté des Kellia, vivant dans des huttes, des grottes ou de petits ermitages.
L'afflux de nombreux disciples troublant son isolement, il repartit, plus loin, en plein désert, en 285, vivre en ermite à Pispir, dans un fortin romain abandonné sur la route de la mer Rouge, imitant les nombreux anachorètes qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs.

Le Diable lui serait fréquemment apparu... ce qui ne le détourna pas de son chemin, ni ne l'empêcha de prodiguer des conseils de sagesse à ses visiteurs, les invitant à la prière plutôt qu'à la violence.

Les religieux ayant adopté le mode de vie solitaire de saint Antoine furent appelés anachorètes, par opposition aux cénobites qui choisissaient la vie en communautés monastiques.

C'est à notre Saint que ce cher Gustave Flaubert consacra un récit : "La Tentation de saint Antoine."

De nombreuses représentations le montrent accompagné d'un cochon portant une clochette... Il est ainsi parfois appelé, en Italie, "Antonio del porco" ou "Saint Antoine des Cochons"... seulement dans la vallée de la Bruche en Alsace selon certains !...
Selon Émile Mâle, sûrement spécialiste, cette tradition daterait de la fin du XIVe siècle, le cochon n'ayant rien à voir avec la vie du saint mais avec un ordre religieux fondé en Dauphiné en 1095 (les Antonins) : les porcs n'avaient pas le droit d'errer librement dans les rues, à l'exception de ceux des Antonins, reconnaissables à leur clochette.
À noter cependant que les démons qui ont tourmenté le saint, étaient, dans un premier temps, représentés par des animaux sauvages (lion, ours) puis "plus familiers", le loup et le sanglier (lien avec le cochon ?)

Bref, à Valprionde, pas de cochon pour l'identifier...
Mais à -------*, en Lot-et-Garonne, un certain ------* réalisa un vitral similaire... avec le fameux cochon...

La région Midi Pyrénées, dans son "Inventaire général Région Midi-Pyrénées" réalisé par Séraphin Gilles et Scellès Maurice, présente cette église sous le titre "église paroissiale Saint-Sulpice", la datant de la deuxième moitié du 15e siècle et du 19e siècle, affirmant "La nef conserve des travées voûtées d'ogives datables du 15e siècle ; une bretèche protégeant la porte et une petite fenêtre chanfreinée semblent indiquer qu'un réduit avait été aménagé au-dessus de la nef dès cette époque. L'édifice a été amplement remanié et agrandi, et peut-être réorienté, au 19e siècle, probablement sous l'épiscopat de Mgr Grimardias qui a offert le vitrail de la fenêtre d'axe de l'abside. D'après l'abbé Clary, l'église aurait été dédiée à saint Antoine à la fin du 19e siècle."
L'Abbé Clary a publié, en 1985, un "Dictionnaire des paroisses du diocèse de Cahors", en reprenant des notes manuscrites du chanoine Albe

 église stantoinestpierre


A côté de St Antoine : St Petrus, St Pierre
 St Petrus


Le même St Petrus, en meilleur état... loin d'ici !


De la même manière que St Antoine, Sanctus Petrus, Saint Pierre, est naturellement représenté ailleurs... et à l'identique, dans une autre église lotoise, où la signature du même maître-verrier est lisible.

Ainsi, ces renseignements permettent de fournir le nom du créateur et de dater ces vitraux...

Ces éléments intéressent ? Sûrement très peu.

Le service du Patrimoine de la ville de Cahors, questionné au sujet des vitraux de l'église St Urcisse a reconnu ne pas avoir réussi à identifier le maître-verrier... sujet sur lequel des recherches étaient prétendues effectives... Quand la réponse fut présentée... aucune réaction... De même au Conseil Général... nul doute que s'ils avaient découvert cette information il y aurait consacré de l'argent public ! Bref... Quand vous pourrez profiter d'une rare ouverture de cette église de Cahors, admirez le portrait de Saint Jean-Gabriel Perboyre... notre presque voisin...

* Ces informations seront présentées dans le livre qui sera publié... et un jour ici... il faut quand même essayer d'intéresser les visiteurs en leur laissant une question... Peut-être même certains pourraient apporter d'autres "indices"...

 église st antoine vitrail brisé

Détail St Antoine... un vitrail à protéger...
vitrailcailloux
Origine de cette blessure ?
 église stantoinechoeur
 église stantoinestatuevierge
troisvisages

trois visages

 église  saint félix general

 église  st felix

Eglise St Félix

Eglise St Félix à St Félix... Saint-Félix-des-vaux fut une commune française... jusqu'aux années 1795-1800.
Les vitraux y sont en excellent état et signé Dagrant (ou Dagrand), de 1890.

L'Abbé Bessières, curé de St Félix, réalisa une Monographie de St Félix en 1874 où il situe l'origine de l'église au 13e ou 14e siècle. Malheureusement, il ne semble exister qu'un exemplaire de ce travail et il est "confisqué" par la "société des études du lot" qui demande un paiement (devenir membre) pour un véritable accès... j'ai pu le consulter et en photographier une petite partie, avec l'autorisation de la bibliothécaire, avant l'irruption d'une personne sûrement très importante et hostile à cela... Cette attitude semble très regrettable, encore plus après avoir été informé que ce document ne bénéficie peut-être pas en ce lieu d'une grande sécurité... Il exista également dans cette société une Monographie de Montcuq, disparue... [Fondée en 1872, la Société des Études du Lot fut reconnue d'utilité publique... l'est-elle encore ? Alors que la BNF a compris son devoir de numériser ses oeuvres afin d'en permettre le plus grand accès possible, cette société semble recroquevillée sur ses possessions au point de ne pas être heureuse quand ils suscitent un intérêt... Certes, il suffit parfois d'une seule personne pour... Puisse ce commentaire faire évoluer la situation...]

Bref selon "patrimoine" de notre région : 15e siècle (?) ; 19e siècle avec pour étayer : Seule l'abside de plan carré date peut-être du 15e siècle. Tout le reste de l'édifice semble avoir été reconstruit au 19e siècle.
Quant à l'Abbé Bessières, il situe donc l'origine de l'église au 13e ou 14e siècle... en étant remonté jusqu'en 1631, avec Bertrand Albugues, le plus ancien de ses prédécesseurs curés alors retrouvé... Il est probable que les services du patrimoine régional n'aient pas consulté sa manographie...


Naturellement, il est plus simple pour moi que pour l'abbé Bessière de vous rendre compte de l'état des lieux.
Il n'avait qu'un cahier, une plume, pour sa monographie.
Le livre qui accompagne ce site sera reproduit en numérique et papier, autant de fois que vous le souhaiterez...
Ce qui ne lui garantit certes pas d'encore exister dans deux cents ans...
Nos oeuvres ne tiennent qu'à un fil... pensez à Sénèque, dont il ne resta qu'un exemplaire, au Moyen-Age, de ses lettres à Lucilius, source de notre connaissance actuelle... restreinte aux 124 premières...

 église  st felix entree

Entrée
 église  st felix 1880 pas date creation

1880 : date de restauration de la nef ?
 église  st felix LE CHOEUR

Comme "presque partout", des fresques furent recouvertes. Quelles valeurs ici ?
Oeuvres de Dagrant... créateur duquel il y a tant de vitraux à montrer... Grande richesse lotoise invisible...
 église  st felix vitrail st felix
Le St Félix
vitrail  église  st felix par dagrant
Sanctus Joannes Ev... St Jean l'évangéliste et son aigle ?
 église  st felix st petrus par dagrant

On retrouve St Petrus...
vitrail ane  église  st felix

saint aignan  église  chapelle arbre

L'église (chapelle) de Saint Aignan

Saint-Aignan fut également une commune française... et son rattachement à Valprionde précéda de quelques années celui de St Félix.
Selon le travail du "patrimoine" de notre région : 13e siècle (?) ; 2e moitié 15e siècle avec en commentaire historique Le premier état de l'édifice date peut-être du 13e siècle. Une reconstruction importante est intervenue dans la seconde moitié du 15e siècle, qui a vu la mise en place d'une croisée d'ogives le choeur et l'ajout de contreforts sur ses angles. L'église était une annexe de celle de Valprionde (Clary, 1986).
Ce qui signifie, puisé aux sources du travail de Clary.

saint aignan

saint aignan clocher mur

Saint Aignan, son clocher mur
saint aignan vitrail
saint aignan vitrail recent

vitraux récents
saint aignan  2 visages

Saint Aignan : 2 visages

3 églises, 3 cimetières...

tombe  valprionde

Statue à Valprionde
saint aignan tombe

Saint Aignan
st Exupéry

Un peu de St Exupéry dans ce mode de...






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